
Cette peur n’est pas à toi
Ça allait bien, et puis ça s’est déréglé. Un rendez-vous qui approche, et l’angoisse qui monte sans prévenir. Et si cette peur ne parlait pas du tout de ce qui t’attend ?

Ça allait bien, et puis ça s’est déréglé. Un rendez-vous qui approche, et l’angoisse qui monte sans prévenir. Et si cette peur ne parlait pas du tout de ce qui t’attend ?

Ce soir, tu rentres et il n’y a personne. Le silence te serre le ventre. La peur d’être seul, ce n’est pas la solitude : c’est se retrouver face à ce qu’on porte en soi. Je suis passé par là — studio vide, cannabis, des années de galère. Voici ce qui m’a aidé à retrouver la paix dans le silence.

Tu bosses, tu fais ce qu’il faut, mais au fond ça gratte : et si tu n’étais pas à la hauteur ? Pas assez bon, pas assez solide, pas assez légitime. Cette peur te colle à la peau et te fout la pression partout. Mais si le problème n’était pas ton niveau… plutôt la manière dont tu te juges ?

Toujours déjà demain alors que la journée n’est pas finie ? Tu anticipes, tu prévois, tu comptes les heures… et le présent devient un simple couloir. Si ton esprit est en salle d’attente permanente, qu’est-ce que tu évites vraiment de vivre là, maintenant ?

La peur de l’intimité, c’est te montrer sans fard et flipper d’avoir mal. Je l’ai vécue : une porte laissée ouverte pour fuir, une belle histoire sabotée par trouille, cinq ans à m’en remettre. Ici, mon vécu, sans jargon, et deux gestes pour t’ouvrir sans te mettre à nu et retrouver le calme.

Enfant, face à la violence de ma mère, j’ai appris à me couper de mes émotions pour survivre. Cet instinct de survie m’a sauvé, puis il s’est retourné contre moi : des explosions, des colères hors de propos, un couple abîmé. Voici comment j’apprends, aujourd’hui, à vivre autrement.